24 Janvier 2022 – Vivre

Le verbe vivre est un verbe Intransitif venant du latin « vivere ». L’une de ses définitions est « Présenter les phénomènes propres à la vie » (Merci Larousse).

Mais ma définition en est bien différente. Bien qu’assez brute et jugé vulgaire par la majorité, vivre se traduit pour moi par « un putain de beau bordel de merde ».

Je m’explique ; La vie est intense. Ca peut faire mal de vivre. Evidemment je ne parle pas ici de vivre au sens biologique du terme. Le fait que nos poumons respirent ou que nos pieds marchent n’est, généralement, jamais vraiment le problème.

Moi je parle plutôt de la vie dans notre tête. Pas de l’activité des cellules grises mais plutôt du chaos profond de nos pensées. C’est si intense que ca en devient maladif.

Vivre nous rend malade. (Enfin surtout moi). Ma santé mentale n’est pas des plus saine et des plus stable. Je ne suis certainement pas la personne équilibrée que je souhaiterais être. Et c’est la vie qui me fait ça. En tous cas, le fait de vivre. Vivre des émotions, des traumas, revivre ces traumas, continuer, tomber, me relever, tomber, me relever etc… La vie n’est finalement qu’un enchaînement d’épreuves.

C’est drôle parce que je ne pense normalement jamais comme cela. Lorsque je suis dans mon état normal, ce que j’appelle « le vrai moi », je suis complètement sereine et pleine de vie. Je trouve justement que tout est beau et que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue. Je vois les épreuves de la vie comme des étapes tendres.

Mais dans les jours ou le moral n’est pas là. Dans les jours ou la vie n’est pas tendre, alors je ne le suis plus non plus. Je me prends des coups et je ne suis pas très douée pour me défendre.

Je sais que dans un combat, l’important est de ne pas lâcher…. Mais je n’ai jamais été une grande guerrière. Je ne sais pas me battre. Alors me battre contre les épreuves de la vie… Je vous laisse imaginer l’enfer, le carnage et les difficultés que tout cela représente pour moi.

Alors vivre ne veut pas dire respirer ou marcher pour moi. Actuellement cela ressemble plus à un bras de fer.

Mais le plus triste est que ce bras de fer je le joue contre moi-même. Ce sont mes propres limites et mes propres peurs qui me font tomber. Ce sont mes propres pensées qui me déchirent et me rendent la vie impossible. Alors au fond… Je me fais mal à moi-même.

Et en réalisant cela je réalise que si j’arrive à me mettre KO aussi douloureusement, je sais finalement me battre.

Peut-être vais-je réussir à détourner cette force ? Peut-être suis-je capable de m’aider plutôt que de m’enfoncer? Et si j’arrêtais le combat pour embrasser mon adversaire et lui demander son aide?

Je crois que je peux finalement gagner.

Ariane D.

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