Le gluten, ce démon

Je vous écris cet article du fond de mon lit, 1 h 30 du matin et dans l’incapacité de me rendormir.

Mon ventre doit avoir triplé de volume et je me sens mal dans mon corps, mal dans mes sensations en bref : ballonnée !
La cause ? J’ai malheureusement réintroduit le gluten dans mon alimentation depuis quelques jours.
Pourquoi cette erreur ?
Car ça n’est pas toujours facile de manger sans gluten et de s’y tenir !

Qu’est-ce que le gluten ?

Le gluten est une molécule (au même titre que la protéine par exemple) qui se trouve dans les aliments contenant du blé et ses assimilés (seigle, épeautre…).
Cette molécule, bien que simple au début de son utilisation, a été croisée et modifiée un nombre de fois incalculable au cours de ses dernières décennies. Tout cela dans un but : servir à maximum le monde agroalimentaire.
À force d’être modifié, le blé est devenu plus lourd et complexe. La molécule du gluten est alors devenue de plus en plus difficile à digérer pour l’organisme humain.
Il est alors normal d’observer une augmentation des maladies cœliaques et autres intolérances au gluten dans notre société actuelle.

La réaction au gluten :

Le gluten rend la paroi de notre système digestif poreux. Cela rend l’assimilation de cette molécule difficile.
Arrive alors une inflammation : le gluten enflamme notre système digestif et nous cause beaucoup de dégâts. La flore intestinale étant fragile, il suffit d’être un peu sensible et s’en suivent des heures de ballonnements, de douleurs et parfois même de réactions plus extrêmes telles que des vomissements ou diarrhée.
Glamour vous dites ?
Et bien manifestement, non !
Les spaghettis-bolognaise en amoureux vous paraîtront tout de suite moins romantiques s’il est ensuite impossible de vous toucher sans que cela vous dérange.

Mon histoire d’amour toxique avec le gluten :

Oui, je joue ici ma Drama Queen !
J’ai longtemps eu des ballonnements et une relation compliquée à mon ventre et à la nourriture. Je ne comprenais pas pourquoi. J’ai longtemps cru que c’était une question de quantité… au point de ne quasiment plus rien manger de la journée pour ne plus me sentir mal dans mon corps. Mais rien n’y faisait.

Un jour, alors que je parlais de ma maladie ovarienne (voir article sortant prochainement) avec une amie naturopathe qui partageait mon cours de yoga, elle m’a conseillé de limiter un maximum le gluten de mon alimentation. (Cela cause de l’inflammation qui peut s’étendre aux ovaires et aggraver la situation).
Bon j’avoue qu’au début je fus sceptique…
Cette « mode » du sans gluten passait à mes yeux pour un nième moyen pour les grandes industries de se faire toujours plus d’argent sur les dos de consommateurs.

La révélation :

J’ai alors essayé de limiter, mais… pas facile quand vous ne pouvez plus manger ni pain, ni pâtes, ni lasagnes, ni biscuit, ni farine, ni levure maltée (les vegans savent).
Seul moyen de m’en détacher réellement ?
La rupture brutale.
J’ai alors rassemblé tous les produits contenant du gluten dans ma cuisine et je les ai flanqués à la porte !
Le gluten ne passera plus la porte de chez moi !
Et étonnement, j’ai commencé à me sentir légère.
J’ai remplacé les pâtes par du riz ou des nouilles de riz, finis le pain à la maison, moins de sucreries que je remplaçais par des fruits.
Tout était tellement plus facile. Mon corps m’appartenait à nouveau et je me suis sentie si libre !

La rechute :

L’emménagement avec mon copain a été très facile. Après quelques années à vivre seule, j’étais finalement passée du côté obscur en vivant en ménage.
Mais cela avait son petit lot de perturbations tel que l’alimentation qui s’en vue chamboulée.
Au niveau de l’alimentation végétalienne, tout se passe bien. Mon copain est très souple et ouvert et ne rechigne absolument pas à manger ce que je prépare. Même que souvent il aime vraiment ça !
Mais entre les passages chez ses parents pour récupérer certains de ses meubles, les séjours à l’hôpital pour une ablation de la vésicule et la transition douce vers la séparation de vie avec ses parents : nous avons dû manger quelques fois chez mes beaux parents.

Ceux-ci apprenant déjà doucement à me cuisiner du vegan (ce qui, vous l’imaginez bien, est déjà un très bel effort).
Mais au menu : des pâtes, du pain comme principal féculent.
Au début on se dit que ça n’est pas si grave, que ça n’est « pas pour une fois ».
Et on se retrouve à racheter un paquet de biscuit avec gluten parce que « ça n’est pas pour une fois », puis un peu de gnocchis pour le même prétexte. On peut même se laisser tenter par de la baguette quelques jours d’affilés. Et on finit par acheter des farfalles au magasin pour en cuisiner à nouveau à la maison (et finir par écrire un article sur le gluten à 1 h du matin !).
Donc malheureusement ces derniers temps, mes bonnes résolutions, celles qui m’avaient permis de me sentir mieux dans mon corps et également de stabiliser ma santé ovarienne — avaient été mises à mal.

Comment réagir ?

Telle une ado ayant fait le mauvais choix de récupérer son ex, je me vois contrainte de revivre une rupture avec mon pire amant : le gluten.
Dès demain, je vais bannir chaque aliment contenant du gluten de la cuisine.
Je vais mettre à la porte celui qui me fait perdre confiance en mon corps et me blesse tant.
Au revoir pâtes, au revoir ravioli, au revoir biscuit.
Je n’aurais jamais dû vous récupérer dans ma vie.

Ce que j’espère :

Retrouver ma forme d’autre fois. Me sentir libre à nouveau et moins fatiguée.
Car la fatigue est également l’un des symptômes principaux de la consommation de gluten. La molécule est si difficile à assimiler que votre corps puise une énergie immense rien que pour la digestion !

2 h 20 : fin de l’article en vue d’une fin de souffrance

Il est assez tard et je vais maintenant me recoucher et tenter de dormir à nouveau.
Merci à toi lecteur de suivre mes aventures jusque dans mon lit à une heure aussi tardive, je te reviens vite pour un autre article écrit (je l’espère) dans de meilleures conditions et avec plus de punch !
Je t’embrasse et à très vite !


Ps : je précise évidemment que je ne suis ni médecin ni détentrice du diplôme de naturopathe. Ce que je relate n’est que mon point de vue, mes connaissances et expériences personnelles !
Pour plus d’infos concrètes n’hésite pas à aller consulter un spécialiste.

Ariane D.

Ariane D.
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